Carnet de route
Le Grand GALIBIER
Le 22/09/2026 par PHILIPPE CHATELET
Recit par Maxence BRET
Une virée au Grand Galibier ( 3228m)
Samedi 12 septembre :
Le rendez-vous est fixé à 8h au CAF de Mâcon où nous attend le minibus. Nous sommes 5 (Elisa, Philippe, Patrice, Christophe et moi), Isabelle devant nous rejoindre demain, après son ascension à vélo du col du Galibier.
Après une pause déjeuner à Valloire vers 11 h 30, nous entamons la montée laborieuse et digestive jusqu’au refuge des Aiguilles d’Arves. Oui, me direz-vous, ce n’est pas vraiment l’itinéraire du Grand Galibier… Mais c’était le seul logement disponible dans le coin et, CAF oblige, il était bien raisonnable de dormir dans un refuge de notre Fédération !
Il est encore tôt quand nous arrivons. Un petit café et une virée exploratoire jusqu’au belvédère des Aiguilles d’Arves occupent la fin d’après-midi. Puis s’enchaînent l’apéro-bière et le dîner. Le refuge est complet pour cet avant dernier week-end de la saison. La soirée s’écoule paisiblement entre Scrabble pour certains, lecture pour d’autres, avant une courte nuit en dortoir, rythmée par le concert dissonant des ronflements.
Dimanche 13 septembre :
Réveil à 5h et départ à la frontale pour retrouver le minibus et Isabelle.
En grimpant la piste jusqu’aux Mottets en véhicule, nous gagnons quelques précieux kilomètres (et mètres de dénivelé positif), compensant les 5 kilomètres et 600 mètres descendus ce matin.
A 8h, nous sommes fin prêts. Le temps est frais mais magnifique. Nous montons progressivement vers le col de la Ponsonnière, puis le lac Blanc. Si les jambes d’Isabelle ne semblent avoir aucun souvenir de l’ascension musculaire de la veille, ce n’est pas le cas d’Elisa, totalement « en bade » (private joke au Scrabble).
Le sommet n’est pas visible et le chemin paraît s’allonger sans fin. Tandis que les Écrins se révèlent peu à peu à l’horizon, nous quittons progressivement la sente bien tracée pour suivre des points bleus qui se multiplient un peu trop sur les rochers. Nous cherchons le bon itinéraire, mais y -en-a-t-il un ? Après quelques errements, nous trouvons la voie qui semble la meilleure.
Ça y est, il faut mettre les mains : un ou deux couloirs rocheux sont à négocier, mais rien de vraiment gazeux. La corde, que nous portons à tour de rôle, restera finalement bien sagement dans les sacs.
Là-haut, nous ne sommes pas seuls, mais il n’y a pas foule non plus. La terrasse sommitale nous accueille donc généreusement pour une pause déjeuner bien méritée.
Et quelle vue ! De l’Argentera au Grand Paradis, du Viso à la Pointe Percée… De toutes parts, les Alpes s’offrent à nous. Un panorama à la hauteur de l’effort fourni.
Il est déjà temps de redescendre : 8 kilomètres nous attendent encore. La dernière heure semble quelque peu monotone et chacun y va à son rythme. Heureusement, l’arrivée à la buvette du Grand Galibier nous permet de retrouver l’esprit Club Alpin autour de quelques boissons rafraîchissantes !
Il est déjà temps de repartir. Nous abandonnons Isabelle à son camping-car et, après 3 h 30 de route par des chemins de traverse — bouchons sur l’autoroute obligent — nous revoilà à Mâcon, la nuit déjà bien avancée.
Merci à Philippe pour l’organisation et la conduite, à Patrice pour l’avoir secondé au retour, et à tous pour ces beaux échanges et cette belle balade !





