Carnet de route
Aravis'Bis : La Goenne au carré pour un peautage au cube !
Le 01/02/2026 par Graciano Romain
Jeudi 29 janvier 2026, local du Club Alpin de Mâcon. On sort de la première réunion d'orga pour l'UT2R 2026. La pression retombe, on boit un coup, on discute et d'un de ces échanges ressort l'inévitable : "On sort ce week-end ?". Réponse immédiate : "Il est où Vincent ?". Et voilà, c'était parti.
S'ensuivent quelques échanges stratégiques habituels : bouchon or not bouchon ? Il va où Laurent de son côté ? Il donne quoi le BERA aujourd'hui ? Vendredi, les téléphones sonnent, la sortie est lancée. Plus qu'à s'inscrire. Une petite incertitude demeure sur le lieu exact qui dépendra de la météo, mais une première idée tient déjà la corde : la face NW de La Goenne dans les Aravis.
Départ efficace et botanique improvisée
Dimanche, 5h45. Ça pique un peu mais on est là : Coline, Alex, Vincent et moi. Deux heures de route, un petit bouchon pour la forme, et l'arrêt rituel café-sandwichs dans notre boulangerie habituelle. On en profite pour parler du "goulet", le passage clé de la montée un peu exposé. Consigne du chef : on gardera nos distances. Arrivés sur place, check DVA (c'est bon, j'ai enfin imprimé la procédure du premier coup !) et c'est parti.
Le rythme est bon, on avale les premiers mètres de dénivelé en forêt à une vitesse folle. On est large sur l'horaire, ça sent la grosse journée. Cette montée restera quand même marquée par une étrange obsession de Vincent pour les arbres. Tout le long, il nous fait remarquer la qualité des résineux : "Vous avez vu ici, y'a encore des sapins !". On croise même un ancêtre d'1m50 de diamètre. On ne saura jamais quelle mouche l'a piqué, mais il y tenait ! Il a même fini par nous lâcher cette phrase mythique :
"Attention, bientôt y'a plus de sapins, mais y'aura peut-être des gros cailloux !"
La Goenne : Acte 1 et 2
Sortie de forêt, le paysage s'ouvre. On a le choix entre la Tête de l'Aulp à gauche ou notre objectif. Coline repère une coulée fraîche (bien vu !), mais la neige a l'air dingue vers la Goenne. On passe le goulet sans encombre avec quelques conversions serrées et on débouche sur un col. C'est là qu'on découvre enfin la vue sur l'objectif : la Goenne et le lac du Mont-Charvin en contrebas. Encore un petit effort pour rejoindre le sommet et là-haut, c'est le rêve. Une pente vierge qui nous attend. On ne traîne pas, on plonge. Vincent part le premier en lâchant un énorme "Yahuuu !" à chaque virage. C'est confirmé : la neige est excellente. On enchaîne tous les quatre avec la banane jusqu'en bas, probablement en plein milieu du Lac.
Vu la qualité, impossible d'en rester là ! On repaute illico. On remonte là-haut pour une deuxième tournée. Cette fois, pour la descente, on sépare les troupes : Alex et Coline doublent la mise à côté de nos traces, tandis que je suis prudemment Vincent sur un téton voisin. Le jour blanc s'est invité, on y voit beaucoup moins, mais le plaisir est toujours là.
Le dilemme et le peautage au cube
On finit par rejoindre la jonction des itinéraires, plus bas. C'est l'heure du conseil de guerre : "On descend boire une bière ou on s'en refait une ?". Le dilemme est trop grand... alors on décide de faire les deux ! C'est parti pour la troisième remontée, le fameux "peautage au cube". On remonte chercher encore un peu de D+ au-dessus du goulet.
La dernière descente est encore excellente, on retrouve notre forêt (et son arbre centenaire d’après Alex), on joue avec le terrain et on glisse jusqu'à la voiture. Arrêt technique hydratation à Thônes pour débriefer. On est tous super contents : du bon dénivelé, une neige top, et une bonne équipe. En regardant nos traces GPS sur la route du retour, on réalise qu'on a littéralement skié sur les berges du lac sans le savoir.
Retour à Mâcon, accueillis par Magali (bosser le dimanche, quelle idée !). Promis, la prochaine fois tu seras là. De toute façon, comme on dit : jamais deux sans trois !





