Carnet de route
Basse de Gerbier et col de la Valette
Le 01/03/2026 par Patrice Jarret
Basse de Gerbier et col de la Valette.
Alors qu’il avait initialement prévu un séjour en ski de randonnée dans le Dévoluy du mardi 3 février au samedi 7, Luc a dû l’annuler en dernière minute en raison d’un risque 4 qui n’évoluait pas depuis plusieurs jours. Le malheur des uns peut faire le bonheur des autres puisque Luc a dégainé in extrémiste un plan B de deux jours pour mercredi et jeudi, sur son terrai n de jeux Savoyard, ce qui m’a permis d’intégrer le covoiturage et la sortie depuis Mâcon avec Pierre et Philippe.
Mercredi : Objectif Basse de Gerbier (2 550 m) depuis Le Chalmieu sur la commune d’Albiez-Montrond. Nous sommes 4. Plus nous avançons, plus le vent est fort. En altitude, la neige est soufflée, les rochers et les touffes d’herbes affleurent. Nous avons avec Luc entre-autre, annulé le raid ski Nordique prévu en mars. Mais là, pour quelques heures nous sommes dans l’ambiance Norvégienne. Ca console!
Au sommet, un ex moniteur de l’ESF (74 ans) nous confirmera que cette crête est rarement en bonnes conditions de neige. Début de la descente en neige croutée, pas facile pour les ‘’clients’’ non experts (moi !). A partir de l’antenne TV 1900 m, de la bonne poudre. Ce qui redonnera le sourire à tout le monde lors de l’arrivée au parking. Au final 14 km et 1 000 m de D+.
Jeudi : Direction Col de la Valette (2 450 m) depuis Celliers massif de la Lauzière. 1050 m D+. Aujourd’hui, nous sommes rejoints par Corinne du CAF Belledonne Nord avec qui nous avons déjà skié cette saison. Skis chaussés, prêts pour le départ, test DVA. Mince je n’ai pas mis le miens ! Mince il n’est pas dans mon sac ! Aïe, la décision de Luc est sans appel, pas de DVA : "Tu ne skies pas aujourd’hui". On redescend à la voiture. Il ouvre son coffre et en sort le DVA de Florence. Je suis sauvé mais pas fier. En plus cela aurait été dommage par cette journée sans vent et grand soleil, de me retrouver seul à ski en station sur le domaine de Valmorel. Ce qui était déjà dans mon esprit la solution pour ne pas passer la journée à attendre dans la voiture. Montée agréable en neige fraiche mais déjà tracée notamment par un groupe d’une vingtaine de gendarme. A mi-parcours, après une petite pause, je pars devant histoire de monter calmement à mon rythme. Pierre et Philippe me suivent à une centaine de mètres. Aïe, deuxième loupé de ma part sur la même sortie ! Coup de sifflet de Luc. Je suis passé devant l’encadrant et j’ai suivi à droite, la trace des gendarmes. Sauf qu’ils font le Rognolet et que pour notre col, c’était bien avant à gauche. Pour un encadrant CAF sur d’autres disciplines, je suis finalement en mode : "Je vous montre ce qu’il ne faut pas faire" ! Résultat, désigné volontaire pour rédiger le carnet de route des deux jours.
Au col grand soleil, belle neige, vue dégagée à 360° et en premier plan les aiguilles d’Arves. A l’inverse d’hier, la descente se fera dans une bonne poudre avec des styles de ski allant d’expert à … débrouillé. C’est seulement une centaine de mètres au-dessus de la route enneigée que nous trouverons la neige croutée, trafolée.
Le retour à Mâcon sous la pluie quasiment depuis Chambéry, nous fera encore plus apprécier ces deux jours de rattrapage du Dévoluy. Globalement ensoleillés, en bonne neige et dans des conditions de sécurité raisonnables (BERA risques 2 à 3 selon nos altitudes).
Merci Luc.




